vendredi 15 septembre 2017

Je ne m'excuserai pas

Naître fille n'est pas une mince affaire. Qui sont ces premiers hommes à avoir condamné nos destinées? Qui sont ces dieux qui ne font rien pour les mères de l'humanité? Sommes nous juste des matrices vouées à procréer, des objets de désirs, ou encore des bonnes à tout faire au service d'un taux de testostérone exacerbé?

Quel est le but de cette mascarade? Sommes nous toutes obligées de souffrir pour l'accomplissement d'un dessein que l'on continuera d'ignorer? Pourquoi l'univers engendre des êtres qui répètent l'histoire sans cesse, qui désavouent leurs soeurs, avec cette impunité toute masculine qui leur semble acquise à perpétuité?

Je refuse de croire que notre existence ne se résume qu'à quelques principes de biologie différenciant le sexe fort du sexe faible. Nous sommes plus qu'un amas de cellules. Le truc qui flotte, là haut, dans notre boite crânienne est souvent doté d'intelligence, de sens critique et pratique. Alors qu'est-ce qui cloche en ce très bas monde?

Je suis lasse. Lasse de voir que rien ne change et que tout s'empire alors que les risque sont connus, que les dangers sont dénoncés et que de nouvelles lois sont votées. Je suis lasse de vivre de ce côté de la barrière. De ce côté où j'ai une liberté de choix toute relative: le choix des hormones ou du cuivre.


Il en a fallu et il en faudra toujours du courage et de la force pour être une femme. Une phrase aussi banale qu'insoutenable à écrire. Du courage, je ne crois pas en manquer, mais à chaque épreuve traversée, je me demande combien suivront, je me demande si je suis malchanceuse ou si je  ne suis qu'un triste exemple parmi d'autres. La deuxième solution me glace le sang.

Est-ce que l'on doit préparer nos filles à se défendre? Est-ce que l'on doit acérer leurs griffes et leurs mots pour contrer les attaques physiques et morales des prédateurs de tout poils? Est-ce que l'on doit leur dire que la place des femmes se mérite, se gagne et qu'elle n'est jamais promise?

Je ne suis même pas outrée, même pas surprise, même plus choquée et à peine en colère. Je suis lasse et blasée de n'être qu'une paire de jambes dans de nombreux esprits limités. 

Alors j'écoute, j'entends des discours complètement assumés ou carrément maladroits, mais je ne m'excuserai pas. Je ne m'excuserai pas d'être celle que je suis. Je ne m'excuserai pas de porter des vêtements moulants, trop courts ou transparents. Je ne m'excuserai pas de savoir poser un trait d'eye liner, et du rouge à lèvres très rouge sans déborder. Je ne m'excuserai pas d'arborer ma joie de vivre, mon positivisme, mes tatouages et un sourire sur mon visage. Je ne m'excuserai pas de vouloir réussir, de vouloir plaire, de vouloir être fière. Je ne m'excuserai pas d'être une femme libre, libre de ne plus être mariée, libre d'aimer qui je le souhaite, libre de dire non. Non je ne suis pas une poupée, ni une salope, ni une michto, ni un objet. Je ne suis pas un corps en libre service. Je ne suis pas une image sur laquelle on peut cracher sa haine ou son sperme.

J'ai été une petite fille, puis une ado, maintenant je suis une femme et une maman. Je ne m'excuserai pas, je ne me tairai pas, je n’oublierai pas. Parce que nos filles méritent mieux que ça.

Éduquez vos enfants dans le respect de leur corps et de celui des autres. Ne leur cachez pas le sens de la vie. Désacralisez le sexe. N'en faites pas un immonde secret qui n'engendre que des frustrations, des complexes et des perversions. Parlez leur des choses simples, du bonheur, des plaisirs, du désir,  de leurs droits et de leurs libertés. Dites leur que l'amour existe et qu'il n'est pas dans les promesses. Dites leur que leur coeur leur appartient toujours, que l'on peut le prêter, même pour une très longue durée, mais qu'on ne peut pas le donner. Dites leur que leur corps est sacré et qu'il faut un droit d'entrée.

Moi, pour ne pas l'oublier, je me le suis fait tatouer. Je ne suis pas qu'un corps. Mon cul m'appartient et j'y tiens.






 #KeurSurVous ♥
#LoveSurVosPopotins



Photos par Wilfried Haillot



Rendez-vous sur Hellocoton !

jeudi 24 août 2017

Comment devient-on naturiste?

J'ai choisi délibérément de poser cette question en titre, pour éveiller la curiosité des non initiés et en espérant ouvrir la discussion avec des naturistes chevronnés.

 

Il y a quelques semaines, j'ai de nouveau été conviée à découvrir deux lieux de vacances. J'aurais pu dire non. J'aurais pu réfléchir un peu. J'aurais pu mettre ce mail directement aux oubliettes. Mais j'ai accepté derechef! Une peu trop derechef d'ailleurs, parce que j'avais un naturismo-sceptique à la casa. L'occasion était trop belle pour moi, trop osée pour lui. J'ai donc fait ce que font toutes les personnes saines d'esprit, en cas de contrariété intense: j'ai boudé!

Alors Nino, à la vue de ma mine déconfite, il s'est dit que ça devait me tenir à coeur. Il s'est dit que peut être on pourrait tenter l’expérience. Il s'est dit que j'étais une tête-de-mûle-fais-tes-valises-on-s'en-va-mais-laisse-un-slip-au-fond-du-sac-au-cas-où-au-moins-pour-moi. (Je t'ai déjà dit que j'étais éperdument amoureuse de lui!)

Je n'avais aucune appréhension. J'avais bien lu les communiqués de presse qui m'avaient été envoyés. Je savais que les endroits étaient sécurisés et j'avais confiance en l'agence qui m'avait contactée pour le test. De ce côté, j'étais tout à fait zen. Nino moins.

 

Alors qu'est-ce qui m'a poussé à tomber le bas? Si tu ne connais pas le naturisme, tu n'auras retenu qu'une seule chose de mon aventure: "elle a passé un week end toute nue, au milieu d'autres gens tout nus". Si tu connais le naturisme tu te seras dis "quelle chance, il faisait beau et l'endroit est magnifique, les sensations de liberté et de bien être devaient être incroyables, vive les vacances!", ou en version courte "whouhouuuu le kiffe!".

De ma petite expérience en ces lieux, je peux t'affirmer qu'on ne devient pas naturiste. On se sent proche de la nature ou pas! Ici pas de complexes, pas de conditions sociales, pas de jugements. Tout le monde vit dans son plus simple appareil dans un environnement préservé où l'on peut apprécier de vivre simplement en tant qu'homme ou en tant que femme. C'est aussi simple que ça!
 
Chez moi je suis nue. Quand mon jardin était sans vis à vis j'y étais nue. Le confort, il passe par le retrait de tous ces trucs élastiqués, ceinturés et à bretelles que la convenance (et mon amour pour la mode 50's) m'oblige à mettre en société. Une fois chez moi, le soir, quand je rentre, j’envoie tout valser. S'il fait froid je mets un truc bien ample mais le plaisir de ne retrouver que mon corps , sans le sentir comprimé dans quoi que ce soit, est un vrai soulagement. Nous sommes tous faits de chair et d'os, nous sommes tous beaucoup plus à l'aise et ouverts à la détente sans contraintes corporelles.

Mais le naturisme, ça va beaucoup plus loin que ça. Quand je te parlais de mon jardin sans vis à vis... c'était mon petit coin de paradis. L'herbe sous les pieds, les oiseaux qui chantent, l'odeur du blé qui murit, le vent chaud sur ma peau. Se sentir encore plus humain en revenant à l'essentiel, en revenant à nos besoins primaires: des fruits, de la pluie et du soleil!


Parce que l'essence même du naturisme se trouve là. Vivre comme un individu de l'espèce humaine dans son environnement naturel. Le bonheur d'un naturiste sera de retrouver des sensations qu'il est difficile de capter au quotidien. Cette liberté d'évoluer en étant juste soi, en profitant du moindre rayon de soleil, de la moindre brise, du moindre contact avec l'eau, le vent, la chaleur, sur la moindre parcelle de son corps, est pourtant l'expérience la plus simple pour l'humain et certainement la plus instinctive. C'est assez difficile à décrire avec des mots, et je ne cherche à convaincre personne, mais le naturisme est accessible à chaque individu n'ayant pas refoulé sa vraie nature.

Comme la liberté des uns s'arrêtent là où commence celles des autres, il est tout à fait approprié de s'essayer au naturisme dans ces lieux protégés, avant tout dédiés au bien être des vacanciers. La barrière, qu'on pourrait se fixer, avant de faire la démarche de réserver ses vacances dans un de ces endroits pour la première fois, est surtout mentale! L'idée de me mettre nue ne me posait pas de soucis, celle que l'on me matte le derrière sans vergogne et sans autorisation de ma part m'en posait carrément, et celle qu'une foule de gens nus puissent m'entourer et chercher à établir le contact avec moi me foutait une réelle pétoche. Mais je m'étais auto-conditionnée. Je voulais savoir, je voulais vivre pleinement l'expérience, sans à priori, et rien d'effrayant, de choquant ou d'infâme n'est arrivé.

Sur la route, Nino balisait un peu. Je cherchais donc à savoir s'il existait un petit guide du parfait naturiste pour ne pas arriver complètement ignares et passer pour les "p'tits nouveaux qui n'y connaissent rien et qui ne font rien comme il faut". On nous a dit que ça les énervait un peu, ça, les naturistes, ce besoin des nouveaux pratiquants d'avoir à leur portée un guide ou un mode d'emploi... car pour eux, c'est naturel, c'est le savoir vivre et le savoir être en société mais à poil, c'est comme ça. Mais pour n'importe quelle activité que ce soit, les novices ont horreur de passer pour des novices et que ça se voit! J'ai donc lu les règlements des domaines qui nous accueillaient. Il faudrait respecter la nudité intégrale si on voulait avoir accès à toutes les activités. Ambiance tendue dans la mamanmobile... Et si ça ne nous plait pas, si on n'y arrive pas? Nino s'accroche à l'espoir qu'on lui laissera son slip, en arguant une allergie au soleil, qui se focaliserait uniquement sur les fesses. Je lui dis que ça ne passera pas.

 

Nous arrivons dans le premier lieu. Les gens de l’accueil sont sympathiques, souriants, bienveillants et... vêtus. Nous faisons tomber le masque dans la minute "C'est la première fois pour nous. Les vacances naturistes ça marche comment?".  On nous rassure tout de suite, on nous explique le béaba: nudité à la piscine, paréo à l'épicerie et au resto et à convenances dans le reste du domaine selon notre aise, rien ne presse, c'est les vacances, on se détend! On nous déconseille fortement le bikini. Porter un bikini chez les naturistes c'est comme porter des chaussettes avec des claquettes à la fashion week: inconcevable! (par contre, chez les naturistes,  c'est assez probable) Bref, si on veut se faire des potes la minette à couvert, ça sera avec un paréo ou rien! Ok. C'est parti!

On nous présente notre hébergement et nous croisons les premiers vacanciers nus. Je fais comme si je n'avais rien vu. Aaaaaah! Mon Dieu ils sont nus! Pourquoi ils sont nus? .... Ah oui, c'est normal, tout va bien. Je mentirais si je vous disais que je n'avais pas fait de focus involontaire sous leur ceinture imaginaire. Mais je vous assure que passé cette première surprise visuelle, la nudité devient vite une banalité et les corps deviennent des êtres humains dans leur entièreté.

Promis nous n'avons pas croisé de chamans, de gourous, ni de grands sorciers. En fait les naturistes sont avant tout monsieur et madame tout le monde. La règle d'or est d'ailleurs de ne jamais avoir de curiosité au sujet de la condition sociale des vacanciers. Ici, dans nos simples appareils nous ne sommes plus fonctionnaires, ouvriers, chef d'entreprise ou banquiers. Et c'est un grand repos pour l'esprit de ne ressentir aucun préjugés = les vacances, les vraies!


Finalement, ce qui me faisait le plus peur n'aura été qu'une appréhension de quelques minutes pour Nino et pour moi. Mon amoureux ayant fait valser son poom poom short et son boxer DIM pour nous les hommes plus vite que son ombre, je me suis mise à égalité et notre premier séjour naturiste pouvait enfin commencer.

La gêne se dissipe très vite. Les vacanciers vaquent tous à leurs occupations et on se rend compte très vite que la nudité est un moyen d'accéder à la sérénité et pas une fin en soit. L'exhibitionnisme n'existe pas ici.

Le moyen le plus simple de se familiariser avec le naturisme est alors de laisser tous ses préjugés au placard et de venir expérimenter cette sérénité, de découvrir des lieux magnifiques, de passer des vacances respectueuses de l'environnement et des autres, de se détendre et de profiter des rayons du soleil ou de l'effleurement de l'eau sur toute la surface libérée de notre peau.



Question pilosité? Venez comme vous êtes! Perso, j'étais plus au stade kiwi qu'au stade abricot (mon rendez-vous chez la paysagiste datant de plus d'une semaine), mais je ne me suis pas attardée sur ce sujet pileux puisque qu'ici on ne se regarde pas dans l'Origine du monde mais dans les yeux. (Si tu ne connais pas l'Origine du monde, tape Courbet dans Google, mais pas Julien, je ne doute pas que Julien s'y connaisse en félins de tous poils, mais le pro du pubis c'est plutôt Gustave).

Si tu n'as pas eu le courage de lire mon petit traité sur le naturisme, je te laisse avec une chouette infographie qui résume bien mon humble avis. Si tu penses ne pas en avoir eu assez, j'ai encore des tas d'histoires et d'anecdotes à te raconter... (dans le prochain épisode on parlera d'un domaine paradisiaque et de sanitaires en plein air... oui oui!) #StayTuned

5 idées reçues sur le naturisme


https://www.france4naturisme.com/









Un grand merci à l'agence Hémisphère Sud et à France 4 Naturisme de m'avoir fait confiance pour vivre cette expérience.


Rendez-vous sur Hellocoton !

mardi 15 août 2017

So 6 !

Le jeu de mot était facile et tellement tentant mais ça y est, on y est, ça fait 6 ans que je suis maman!

Il me parait loin le temps des couches, des biberons et des pleurs. Qui eut cru qu'un si petit bébé de presque de 4kg100 deviendrait une si belle petite fille en grandissant! Tout le monde en fait... Le mode champignon, elle l'a actionné dès la conception et elle ne l'a pas lâché. Et il n'y a pas que ses gambettes qui n'en finissent plus de s'allonger... il y a aussi ses méninges qui n'en finissent pas de tourner.




Je ne suis pas peu fière des félicitations de sa maitresse. Je n'en doutais pas une seconde... elle en a sous les couettes ma belette! Nous essayons de répondre au mieux à ses questions toujours plus nombreuses, toujours plus pointues. Elle voudrait déjà tout savoir, tout connaitre. On lui dit qu'elle a le temps d'apprendre, que ça se fera petit à petit, jour après jour, avec un peu de patience et beaucoup d'amour.




Elle a 6 ans et sa plus grande fierté c'est de faire sa rentrée au CP. Elle a 6 ans et ma plus grande fierté c'est de voir son enthousiasme, son espièglerie, sa curiosité et sa perspicacité.

Nous avons reçu le graal! Nous avons reçu LE sac d'école! Celui qui permettra d'avoir des bonnes notes, de ramener les devoirs à la maison avec légèreté paillettes et volupté, de transporter cahier et crayons dans de bonnes conditions, de crâner un peu auprès des copines, parce qu'il est rose et qu'il arbore une licorne argentée (en plus d'être super stylé).




Elle a 6 ans et elle a son Tann's. Il reste choupinou, il reste mini pour les premières années de l'école primaire, c'est un petit cartable mais un cartable quand même. Pour elle c'est le plus beau, pour moi ce n'est pas trop gros... la transition est parfaite!




Pour l'instant il est encore tout beau, tout neuf, donc pas vraiment testé mais déjà il a l'allure et la prestance de la belle qualité. Il nous a été livré avec une boucle de rechange. Le fond du sac est renforcé. Il possède plusieurs sections de rangement et des parties zippées. Les bretelles, ainsi que le dos sont bien matelassés. Bref, il sent le confort et la solidité. Ce n'est pas que ma belette ait besoin d'un sac qui supportera le poids d'une encyclopédie en trois volumes, mais plutôt d'un sac qui supportera les allers et retours ainsi que les multiples "je balance ça là au milieu du tas".




Elle a choisi la couleur. Je ne garantis pas qu'il restera aussi propret après quelques semaines de scolarité mouvementées mais c'est le sien, celui avec lequel elle a choisi d'évoluer. Je pense qu' équipée d'un peu de savon doux et d'un linge humide, on peut venir à bout des traces sur ce tissu qui a l'air plutôt solide.




Ce sac de starlette nous vient de chez Les Griottes. Ces créatrices sympathiques et chic qui pimpent notre quotidien avec des petites choses originales et personnalisées. On choisit le modèle, le texte, le symbole, le style d'écriture et la couleur et c'est parti! Les délais de fabrication sont très courts, les envois sont soignés et la qualité est au rendez-vous. Preuve en est, le petit sac que nous avions reçu pour son entrée en maternelle (rappelle-toi) est toujours bien vaillant et l'impression est comme neuve !



C'est pour ça que je n'ai pas vu le temps passer. Je ne les ai pas vu défiler ces trois petites années. Et maintenant, la voilà armée de son cartable de princesse personnalisé, prête à lire, écrire et compter... mon bébé, ma grande fille, mon écolière, ma future bachelière (puisque ça va si vite arriver), ma fierté!









Rendez-vous sur Hellocoton !

jeudi 27 juillet 2017

Et ils sont où les zèbres?

Il est de ces jolis week-end qui resteront dans nos mémoires pour toujours. Celui là, a encore resserré les liens qui se tissent petit à petit à la casa. Les sorties en famille sont toujours un moyen de tester notre bienveillance et les réactions de nos enfants. Autant te dire que l'annonce d'une journée au zoo est un déclencheur de comportement à risque chez les moins de 10 ans niveau +++ ... mais tout s'est bien passé et le cadre serein du zoo de Thoiry n'y est certainement pas pour rien. Épuisement des mômes garanti!


J'étais donc conviée, début avril, avec minimoi et Nino à tester la nouvelle attraction du zoo. Les dinosaures étaient de retour dans le parc et pour fêter ça, il est proposé aux visiteurs de vivre une expérience de réalité virtuelle. Pour un supplément de 5€, tout le monde peut vivre quelques minutes parmi les dinos. Nous étions très fiers de participer à cette première.


Toutes les conditions sont réunies pour nous plonger dans cet univers virtuel. Une fois le masque sur la tête et le casque sur les oreilles, il n'y a que le support sur lequel on pose ses mains, le "pod" pour nous créer un repère. Bien sûr, la qualité des images ne permet pas de confondre le monde réel au monde virtuel et heureusement, mais on se laisse facilement embarqué dans ce monde où se promènent dessous, au-dessus et autour de nous, différentes espèces préhistoriques. L'animation est proposée à partir de 6 ans. Ma belette à couettes qui les approchent a aimé l'expérience, mais elle a eu quelques appréhensions et un petit frisson à la fin du film. Elle n'a pas eu vraiment peur mais ça reste impressionnant donc si vous avez des enfants sensibles ou peureux, prévenez les bien avant ou attendez un peu qu'ils soient assez confiants pour tenter. Mais vraiment c'est très soft et très intéressant: un petit docu-fiction qui nous en apprend un peu plus sur ces mystérieux dinosaures.




Tout prêt de la machine à remonter dans le temps, il y a un parcours présentant des espèces de dinosaures reproduites à la perfection et en mouvement pour le plus grand bonheur des enfants. Une ballade fleurie et éducative au milieu des géants. De quoi se faire des fausses frayeurs, des photos inoubliables et se procurer un peu de fraicheur car le dernier se réserve le droit de vous arroser.



Pour finir, les petits seront ravis de partir à la recherche des trésors enfouis dans un bac à sable géant , où ossements et autre fossiles les transformeront en paléontologues d'un jour! Les dinosaures, ça plait toujours, et quand on intéresse les enfants de façon ludique, c'est encore mieux. Un vrai moment de jeu et d'apprentissage pour eux.



Tout le parc adopte d'ailleurs le même principes. Nous avons découverts des espèces dont nous ignorions l'existence. Il y a toujours les fauves inratables et impressionnants, mais nous avons été surpris de découvrir autant d'espèces différentes et de pouvoir les voir de si près, à l'aise, dans un environnement où la nature est partout. Ce n'est pas le plus grand parc zoologique du monde, mais on s'y sent bien, on peut tout voir dans la journée et en prenant son temps pour pique-niquer.


La ballade à pieds est très agréables et les différents tunnels vitrés permettent d'approcher les animaux sans les gêner. Mention spéciale pour l'arche des petites bêtes où l'on peut observer des insectes, des reptiles et autres amphibiens de façon très pédagogique. Les mises en scène sont géniales! J'ai adoré!



Mais la visite de la savane africaine à bord de notre véhicule restera peut être le souvenir le plus fort pour ma petite chérie qui starkiffe les poneys en pyjama rayés. Les zèbres sont nombreux et certains approchent les voitures tout doucement... Forcément les girafes sont majestueuses et les éléphants impressionnants. Nous sommes passés faire un petit coucou aux ours planqués dans les bois avant de repartir visiter le château, qui conte l'histoire du lieu: une histoire de famille et de coeur.



A Thoiry vous trouverez de quoi vous restaurer et vous rafraichir, des emplacements pour pique niquer ou faire la sieste. C'est un parc où il fait bon vivre et pour lequel je n'hésiterais pas à prendre un abonnement à l'année si je n'habitais pas si loin. C'est vraiment génial pour les enfants. Difficile de les sortir des espaces de jeux, tellement ils s'y sentent chez eux! Et puis apprendre en s'amusant, en se promenant, en les épuisant, avouez que c'est tentant!



Un grand merci au parc Zoologique de Thoiry pour l'invitation et pour les nombreux souvenirs créés en famille ce jour là ♥






Rendez-vous sur Hellocoton !