mercredi 8 juin 2016

J'me sens pas belle...

Y'a un truc qu'on m'a conseillé de ne pas dire sous prétexte que ça ne serait pas vrai. Pourtant je ne suis pas une menteuse, je ne suis pas plus complexée que la moyenne des filles à l'approche de l'été, je ne suis pas plus névrosée que la majorité des gonzesses qui possèdent beaucoup trop de chaussures pour leurs deux seuls pieds... enfin je ne crois pas. Alors même si ça me vaut une pluie de cailloux, des yeux révulsés et tout un tas d'onomatopées, je te le balance là:

J'me sens pas belle et c'est comme ça.
J'me sens pas belle et ce n'est pas pour que tu me le dises toi, mais  parce qu'un jour je voudrais me le dire moi.

Ces dernières années, j'ai beaucoup changé. Je m'en rends bien compte. Je suis carrément plus douée de l'eye liner, j'enfile mes miches dans du 36, les robes composent 95% de mon armoire et les talons 99,9% de mon placard. Des compliments j'en reçois. Les garçons qui tournent la tête quand je les croise je les vois. A chaque selfie que je poste et où je joue la comédie de ma vie je lis vos compliments avec envie. (Et rassure toi, non, je ne me promène pas H24 avec une moue boudeuse, la main sur la hanche, un talon en l'air et un filtre "clarendon" collé sur la tronche). Je jubile quand je lis "j'adore ta robe/ton maquillage/ tes bijoux", je me dis que j'ai bon goût, que je suis dans le coup. Je rougis, je suis mal à l'aise et j'ai envie de me planquer derrière mes frisottis quand on me dit "tu es jolie".

Je ne suis pas jolie, je n'ai jamais été jolie. Et encore moins canon. Je suis Amélie, la bonne copine qui n'est clairement pas plus bonne que la plus bonne de tes copines. Je me regarde et je vois toujours la nana en jean qui n'assume pas sa petite bouée, qui se cache sous des pulls informes et foncés, qui ne se tient pas droite et qui déteste ses oreilles et ses pieds.

J'ai perdu du poids et je vois toujours le gras. Je me maquille chaque matin, je m'extasie devant les couleurs irisées de mes fards à paupières, devant la luminosité de mes rouges à lèvres mais je trouve la forme de mes yeux incertaine, le contour de mes lèvres brouillon et je bugue sur mes dents de travers, mes ridules et mon air con. 

J'adore me mettre en valeur, je sais ce qui me va et ne me va pas. J'aime les sous vêtements sexys, les bijoux, les accessoires, les talons hauts. Je sais ce qui peut me rendre désirable aux yeux des autres. Je le sais, mais moi je ne le vois pas.

Je gagne en confiance en moi chaque jour. Je lutte contre le bad mood chaque jour. Et j'y arrive tant bien que mal une fois apprêtée de mes plus beaux atours. J'en joue. J'aime ça. Je suis à l'aise devant un appareil photo ou une caméra. Je pourrais être le narcissisme incarné si ce n'était pas pour moi autant de tentatives désespérées de me prouver que je suis quelqu'un, que je dégage quelque chose, au delà d'une toilette soignée, d'un sourire un peu fake et d'une surexposition programmée pour cacher ma ride du lion.

J'me sens pas belle et c'est comme ça.

Alors ce week end j'ai fait quelque chose qui me tenait à coeur depuis longtemps. J'ai demandé à une photographe de faire quelques clichés de moi, quelques images de la femme que je reflète aujourd'hui, histoire de savoir où j'en suis. Devant son objectif je me suis amusée, elle m'a demandé d'être tout simplement moi, d'être toutes les nanas que je suis un peu, toutes celles que je vous montre ou pas et j'ai hâte de voir le résultat.


Je ne suis pas sûre de m'y trouver belle mais peut être que je m'y trouverais moi.





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Les muffins parfaits!

Les muffins, on le sait, ça cale un coin. Moi j'aime bien caler un coin avec du moelleux, du fondant et du gourmand... Jusque là mes muffins étaient beaux mais secs, bien gonflés mais secs, bon mais résolument trop secs.


Alors comment arriver à une texture moelleuse, plus aérée, fondante et donc ultra gourmande sans huile de palme et autre matière grasse hydrogénée présente dans les pâtisseries industrielles de nos fast food préférés. Parce qu'il faut avouer que je succombe très vite chez Starbucks à la vue de leurs bombes calorifiques.

Bref, j'ai mené l'enquête et je me la suis jouée comme aux States. Le muffin c'est enfantin mais ça demande quelques règles auxquelles il ne faut pas déroger. Les américaines sont championnes du muffin. Dans nos supermarchés, nous ne trouvons pas leurs ingrédients mais avec un peu de technique, nous pouvons faire sans!

Le muffin parfait en 10 petites étapes, c'est parti!


Etape n°1: Choisis toi une tasse de référence (contenance 22/23cl)

Etape n°2: Sors un oeuf et 50g de beurre à température ambiante

Etape n°3: Prépare ton butter milk maison! (comme je n'ai ni buttermilk ici, aka le babeurre, ni lait ribot, on va se faire notre lait fermenté nous même! et toc!). Rempli une tasse de lait entier avec une cuil à soupe de jus de citron ou une tasse de lait demi-écrémé avec une cuil à soupe de vinaigre blanc. Laisse reposer un quart d'heure, le lait commence à cailler, c'est parfait, c'est prêt!

Etape n°4: Fais chauffer ton four à 240° (et sans chaleur tournante c'est mieux: croustillant dessus fondant dedans!)

Etape n°5: Mélange d'un côté les produits secs : 2 tasses de farine, 1/4 de tasse de sucre blanc, 1/4 de tasse de cassonade, 1 cuil à café de levure, 1/2 cuil à café de bicarbonate, 1/2 cuil à café de sel et les fruits ou les pépites de chocolat ou ce que tu veux. Mélange dans un autre récipient l'oeuf avec le beurre en pommade, de l'extrait de vanille et la tasse de lait fermenté.

Etape n°6: Verse la préparation liquide dans la préparation sèche et donne 5 tour de cuillère en bois. Si ce n'est pas tout lisse, on s'en fout, ton muffin n'en sera que plus aéré. Donc on ne travaille pas trop la pâte, voir pas du tout!

Etape n°7: Garni ton moule à muffins de caissettes en papier et rempli au 3/4 ++ (ici on a poussé le vice en planquant des petits oeufs en praliné à l'intérieur)

Etape n°8: Enfourne pour 5 minutes à 240° et baisse la température pour poursuivre 12 minutes à 200°. Dans tous les cas ne pas ouvrir le four avant 12 minutes de cuisson et ne pas laisser plus de 20 minutes.

Etape n°9: Regarde moi ces petites beautés! Laisse les refroidir un poil.

Etape n°10: Fais toi couler un bon café et régale toi!


Tu m'en diras des nouvelles! Et tu me les diras en américain!



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mardi 31 mai 2016

Le petit tabou

Il était un petit tabou tout mou, un petit tabou tout doux.

Personne ne le voit tel qu'il est, personne n'en parle, personne n'en dit du bien ou du mal. Ce petit tabou est statistique. On le connait, on le sait, on s'y complet, il est tout autour de nous ce vilain petit tabou.

Pourtant, la séparation, elle concerne un couple sur deux en ville et un couple sur trois en milieu rural. D'ailleurs ça m'a toujours interpellé cette différence entre amoureux des villes et amoureux des champs. Est-ce que la vie citadine stresse plus les couples? Ou est-ce qu'il est plus difficile de se quitter à la campagne? L'amour est-il vraiment dans le pré? Les Starck reprendront-ils Winterfell? Personne ne le sait vraiment.

En parlant à demi-mot de ma séparation sur le blog je ne pensais pas avoir autant de retours en off. J'écris à visage découvert et de façon publique. J'essaie de partager avec vous les sentiments et les épreuves que je traverse sans non plus vous imposer mon intimité. Sans rien édulcorer, j'ai à coeur de mettre sur le tapis toutes ces petites choses qui font hoqueter mon parcours de maman séparée. Toutes ces petites choses qui font mon quotidien et qui échappent au commun des médias... parce que les mortels, ils connaissent bien ça: la solitude, l'épuisement moral, les galères de thune, le regard des autres, les conflits, les difficultés administratives, la fosse aux lions.


La réalité elle est là. Tu n'as pas la tête à bosser quand tu vois ton découvert se creuser et la paperasse s'amonceler. Sans parler de ces semaines ou de ces week end où ton esprit se divise en deux et où ton coeur s'explose en mille... Tu ne sais plus trop si tu tournes schizo ou dépressif, c'est jouissif!

Parce qu'appelons une chatte, une chatte! Un divorce ce n'est pas la panacée, il faut tout recommencer, il faut réapprendre à vivre seule, à ne compter que sur soi. Alors personne n'en parle vraiment de cette pression qu'on doit gérer, supporter, trainer comme un boulet qui ne s'allège pas tellement au fil du temps. Tout le monde te dit que ta vie sera meilleure, que la liberté elle aura le gout d'ailleurs, que toutes les possibilités s'ouvrent à toi, qu'un jour, tu seras heureuse, tu verras... Mais en attendant c'est la lose intersidérale.

Et là tu comprends... tu comprends pourquoi certaines préfèrent vivre un mariage confortable et malheureux, plutôt qu'un divorce rock'n roll et fastidieux. Tu comprends que beaucoup préfèrent vivre une vie qui ne les comble pas plutôt qu'une "survie" qui au mieux ne durera que quelques mois. Je savais qu'il faudrait serrer les dents, garder la tête haute face aux difficultés et aux humiliations, qu'il faudrait faire des choix qui allaient me briser le coeur et ruiner mon moral. Je savais que me séparer de mon mari serait un sacré défi. Je me suis lancée, sans trop y réfléchir, juste en sachant que mes limites avaient été franchies, que le bonheur n'était plus avec lui. Je suis sortie de ma zone de confort, j'ai lâché prise, j'ai abandonné un avenir sûr contre des lendemains incertains. C'est flippant, stressant et épuisant.

Plusieurs fois, face aux épreuves, j'ai douté. J'ai presque failli regretter. Après tout, on s'était aimé, il y a eu des moments heureux et surtout il y a notre enfant. Et même bien entourée, on se retrouve seule, face aux choix, face à son avocat, face au notaire, face au banquier, face à l'homme à côté duquel on a dormi pendant plus de treize ans et qui est devenu un parfait étranger.

Je suis étonnée de voir le nombre de mails, de messages privés, de sms, de petits mots que je reçois de la part d'amies, de connaissances et de lectrices pour avoir quelques conseils ou un peu de soutien, parce qu'elles sont passées par là, parce qu'elles doutent ou parce qu'elles se sont décidées. Nous sommes toutes là, interdites par ce petit tabou. On s'empêche de se plaindre, on s'en parle entre nous, comme si les choix que nous avions faits étaient honteux, comme si quitter son époux en 2016 était encore  scandaleux.

Quelque soit votre condition mesdames, confiez vous, à vos amis, à votre famille. Ne portez pas ce fardeau toute seule. Que vous soyez indépendante ou pas, n'ayez pas honte. J'ai un job, un toit sur la tête et à manger dans mon frigo et pourtant je ne me sens pas illégitime de dire que le divorce est une plaie. Une plaie qui s'ouvre et se referme au fil du temps, qu'on apprivoise petit à petit mais dont on ne guérira pas vraiment. Vous êtes nombreuses, vous êtes muettes, vous ne vous sentez pas libres malgré ce besoin de liberté qui vous a décidé.


Tu sais quoi? On s'en fout des "on dit", on s'en fout des regards de travers et des mots fleuris... Prends un crayon, un papier ou un clavier et écris. Écris pour expliquer, écris pour te libérer, écris pour ne plus te sentir lourde et fatiguée sous le joug de ce petit tabou.

Ça ne mettra pas plus de yaourts 0% dans ton frigo de nana en quête de ventre plat, ça n’amènera pas plus de princes charmants dans ton panier sur adopte, ça ne rendra pas tes enfants sages et disciplinés mais ça te rendra plus sûre de toi et plus forte encore pour continuer à avancer.

Il était un petit tabou tout mou, un petit tabou tout doux et on va lui marave sa gueule à coups de batte ornée de clous!




(Si l'envie d'écrire te prend, je m'engage à republier tous les petits messages qui me seront envoyés ici, par mail -amelie.epicetout(@)gmail.com- ou sur FB. Ce n'est en aucun cas pour montrer à la face du monde que nous sommes des victimes mais bien pour montrer que nous ne sommes pas des cas isolés et que nos forces sont largement sous estimées. Bien sûr ça sera de façon anonyme ou pas, selon ton choix. Big up à toi!)


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mercredi 25 mai 2016

Un amour de pommade

A chaque bobo sa pommade. Les pommades, on commence à en connaître un rayon à la casa, avec la miss et sa peau atopique. Toute petite il a fallu lui trouver des soins pour le corps adaptés, des savons, des lotions, des laits hydratants, des baumes réparateurs....

Depuis quelques mois je me rends compte que notre salle de bain accueille généreusement des tubes, des boites et des flacons pompes de la marque A-Derma... et aussi bien pour elle que pour moi. Il va falloir se rendre à l'évidence, nous sommes devenues accrocs à l'Avoine Rhealba (de l'avoine j'en mets même dans mon bol le matin, je vais finir par me transformer en licorne... ou en vieille jument, ça dépend).

L'Avoine Rhealba il fait l'objet d'un soin particulier et on ne le trouve que chez A-Derma. Selon la marque: il rééquilibre, répare et apaise les peaux fragiles. Et il faut bien avouer que pour nous, ça fonctionne plutôt bien.

Si tu as un petit bébé au fessier souvent très rouge, un deuzan sur le chemin de la propreté ou un sujet sensible de la culotte en général, munis toi d'un tube de Dermalibour + et emmène le partout avec toi. En cas de grosse irritation, il fait des miracles en une seule application. Ici on ne s'en passe plus. Il est aussi très efficace en cas de peaux réactives au froid. Ma Chouquette nous fait de magnifiques plaques sur les mains et sur les joues dès que la température passe en dessous des 5° ou que le vent  se lève... je lui en applique le soir au coucher et le lendemain, elle a retrouvé sa peau de bébé.


Moi, j'ai pris l'habitude d'hydrater ma peau de croco avec le lait corps hydratant de la même marque dès que je sors de la douche. Il est indiqué "habillage rapide" sur le packaging, et effectivement, il pénètre rapidement et je peux m'habiller dans la foulée (et je mets des collants au moins 6/7 jours #TesteuseDeChoc). Le gros plus de ce lait hydratant c'est qu'il est conditionné en flacon pompe et je ne jure que par ce format: rapidité, praticité et hygiène! J'en trouve à prix raisonnable en parapharmacie et sur le net.

J'ai également pu tester dernièrement la Crème nutritive anti-dessèchement Xera-Mega en après soleil et tu me croiras ou pas, mais le méchant coup de soleil s'est transformé en un petit bronzage sympa et presque sans peler. 

Bref à la casa on kiffe l'avoine dans nos bols et sur notre peau et je pense qu'on va continuer à faire un bout de chemin avec A-Derma.

Bises sur les quatre joues. Pourvu qu'elles soient douces! #KeurSurToi 





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