jeudi 23 février 2017

De la boite à chaussures bleue à celle qui imitait vachement mal E.T.

Préambule: La semaine dernière ma copine Cynthia racontait sur son blog son moment de solitude pré-vacances. Pour qu'elle se sente moins seule, je vais te raconter cette fucking semaine qui a commencé avec une aventure formidable et passionnante...

Je me suis achetée une paire de baskets toutes neuves et qui courent vite. Oui, moi, je suis comme les enfants, je suis persuadée que plus les chaussures de sport sont flashys, plus elles courent vite... l'effort que je pourrais éventuellement fournir en les portant, n'aurait strictement rien à voir là dedans.

Bien sûr je les avais extrêmement bien rangé, bien sûr, le jour J, quand il a fallu les sortir vite pour aller courir vite avec Nino avant la tombée de la nuit, elle ne se sont pas montrées. Les pu... coquinettes! J'ai pesté. Ce soir là j'avais les nerfs. Des fois j'ai les nerfs en pelote, rien ne me calme à part transpirer un bon coup ou chanter du Beyoncé à fond. J'ai eu pitié des nerfs de Nino qui étaient à aussi à fleur de peau et nous sommes allés courir, mes vieilles baskets roses à mes pieds...

Au retour j'ai cherché de nouveau la boite bleue qui contenait les baskets multifluos (qui, entre parenthèses, coutent un rein de rhinocéros albinos)... sans succès. Le lendemain j'ai cherché encore. Le surlendemain un petit peu encore. La casa se révèle alors pleine de recoins insoupçonnés, ou pas. J'ai abandonné. Nino les retrouvera un jour plus tard, dans une boite... grise. Fin de l'histoire.

Marre toi! J'accumule les poisses. La lose est revenue! Mais punaise elle est revenue en mode concentrée, tenue extra forte, ni clous ni vis pour me coller aux basks! (les neuves donc)(toujours toutes neuves d'ailleurs).

J'ai vu trois fois le médecin en 8 jours. Je vais t'épargner les détails glamours de ma vie féminichic... le truc le plus racontable étant une sinusite qui m'a valu une extinction de voix et le surnom de Bonnie Cocker / Joe Tyler pendant trois bonnes journées. Bref les antibiotiques ce n'est pas automatique sauf quand ta voix pue la testostérone et que ton nez n'est plus qu'une corne d'abondance morvifique. Moi ma boite de mouchoirs et ma valise de médicaments menions une vie tranquille, délicate et reposante, quand dimanche soir... j'ai trouvé le moyen de composer le 15.

Un médecin régulateur, fort sympathique au demeurant, m'a annoncé que, manifestement, je n'y échapperais pas et que je devais prendre tranquillement mais surement le chemin des urgences. Oh chouette, chouette, chouette! Une """petite""" (tu comprendras les triples guillemets plus tard) soirée aux urgences en amoureuuuuux!

Tout commence par ma voix virile, qui, depuis la cuisine, balance un "aïe putain!" et une réponse paniquée, émanant du salon, qui me rétorque "tu t'es coupée?". Il me connait bien mon Nino, il nous aime tellement, moi et ma maladresse, qu'il a tout de suite su, sans voir, juste en entendant mon exclamation mélodieuse. Aaaah l'amour! ♥

Bref, je m'étais coupée. Ça pissait le sang partout. J'ai fait le Petit Poucet version Tarantino de la cuisine à la salle de bain. Mon Nino il m'a demandé "qu'est-ce qu'on fait?", je lui ai dit "on emballe le bazar grosso merdo et on fait le 15". Il y avait peut être un mince espoir d'éviter l'attente interminable des urgences mais j'étais intimement persuadée qu'il faudrait faire un peu de couture sur mon joli n'index.

Le gentil docteur du 15 m'a dit qu'il m'enverrait une ordonnance pour que Nino fasse la vaisselle à vie, parce qu'apparemment, ce n'est pas une bonne idée de laver des gros couteaux qui tranchent aussi bien quand on a la gaffe facile. Je pense qu'il a kiffé ma voix sexy et cristalline (hum hum).

Ce soir là, j'avais eu l'outrecuidance de faire la vaisselle, après avoir préparé le repas et avoir mis en cuisson des mignons petits pains sans pétrissage. Petits pains qui nous promettaient un plateau télé, digne d'une soirée dominicale, "posey" sur le canapé ! Saucisson et camembert en sus. On a décidé d'attendre que les petits pains soient cuits. J'ai mis mon manteau, Nino a mis dans un sac de quoi nous faire de chouette sandwichs et de l'eau qui pique... j'aurais su, on aurait pris un peu de côte du Rhône pour faire couler.

Grand bien nous en a pris car l'attente a duré 5 putain de fucking longues heures. Bienvenue à la cour des miracles! On voit de tout, on entend de tout aux urgences. On a mal pour les bouts de choux qui arrivent en pleurant de douleur, on sourit aux réflexions séniles mais drôle d'une petite dame qui a du se faire mal mais qui ne se rappelle pas vraiment comment, on flingue du regard les imbéciles odieux qui se plaignent de la prise en charge, qui sont là, mais finalement... on ne sait pas trop pourquoi. Je les trouve d'ailleurs bien virulents, tous ces connards, pour des personnes en mauvaise santé. Je n'avais pas franchement mal, l'infirmier m'avait refait mon pansement en arrivant parce que l'oeuvre d'art de Nino, bien que solidement magnifique, n'était pas super safe, ni pratique.

On a attendu. On a mangé nos petits sandwichs, on a bouquiné, on a rit, on a baillé 1352 fois et à 1h30 du matin, on appelait enfin mon nom. Une jeune médecin pleine d'entrain entre dans le boxe et m'annonce la sentence après un suspens insoutenable... ça fera deux points de suture ma petite dame! Mince j'avais pensé y échapper et elle avait presque douté, mais c'était trop profond pour risquer quoi que ce soit, j'y avais été un peu fort sur l'escalope de doigt. Nous étions donc parti pour un petit tuto couture non filmé! (Je suis une grande courageuse mais le petit hameçon là, je n'ai pas voulu le regarder me piquer). J'ai soufflé quatre petites fois et c'était fini, ça n'était pas si pire que ça, même si j'aurais largement préféré une petite pose de vernis. Je l'avais suggéré à la docteur super enjouée, mais elle m'a certifié qu'elle était plus douée en suture qu'en manucure. Un pansement, posé par un infirmier taciturne et complètement blasé, plus tard... nous pouvions repartir pour la casa. Avant, nous avons fait une petite halte à la pharmacie de garde pour chercher quelques cachetons qui me garantiraient un micro sommeil sans douleur. Micro, parce que la nuit allait être plus courte que les pantalons de ma môme qui pousse à la vitesse d'un champignon saupoudré au césium.




Dimanche, enfin... lundi 3h du mat', me voilà affublée d'une voix d'ange, d'un gros pansement à l'index droit (oui je suis droitière, sinon c'est pas drôle) et d'une profonde fatigue. Un médoc et un bout de chocolat plus tard (c'est pour les endorphines, si,si), Morphée m'emmenait dans ses bras, Nino ronflait contre moi et après quatre petites heures de volupté, le réveil sonna.

Cette semaine a donc commencé avec une journée de boulot fortement caféinée...

Sinon mercredi j'ai vu le dentiste parce que j'avais mal aux dents et mardi j'avais vu l'esthéticienne pour mon élagage mensuel. J'en ai d'ailleurs déduit que, ce mois-ci, forte de mon expérience de tatouée des côtelettes et d'apprentie bouchère, se faire épiler la minette, à côté de ça, mesdames et mesdames ce sont de simples vacances sur la Croisette!

Quoi? Nous ne sommes que jeudi? OMFG!

 FIN (OU PAS)


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jeudi 16 février 2017

Ass de coeur

Aujourd'hui on fête l'amour, avec un grand A. On le fête, qu'il soit vrai, qu'il soit faux, qu'il soit heureux ou hasardeux, qu'ils soit bienveillant ou dérangeant. On cache tout sous des montagnes de fleurs, de lingerie fine, de bijoux et de chocolats. Aujourd'hui tous les couples légitimes et illégitimes s'aiment et c'est comme ça!

C'est tant mieux pour les fleuristes et pour les bijoutiers. C'est moins bien pour les coeurs brisés. Les célibataires vont secrètement ou intentionnellement ruminer, les cocus feront l'impasse le temps d'une soirée, les couples accomplis feront l'effort de ne pas s'engueuler, les amoureux transis ne feront une  pause que le temps de respirer. Les maitresses vont pleurer... les veuves...

Elle est cruelle cette Saint Valentin. Elle oblige les gens bien à s'améliorer, les connards à mentir et les gens malheureux à manger leur tristesse par la racine. Elle oblige à se dire qu'on s'aime alors que c'est la seule chose que l'on devrait se dire sans contrainte, et surtout pas à date imposée.


 La Saint Valentin elle est belle pour les fins heureuses, les histoires insouciantes, le chiffre d'affaire des restaurateurs et la croissance économique. Pour la croissance démographique aussi sans doute... Dans toute cette effusion, cette surenchère de sentiments, il y aura bien la création purement fortuite de quelques enfants.

Votre coeur vous appartient, l'amour qu'il en sort vous appartient, la liberté d'aimer ou non vous appartient. Le 14 février n'y changera rien. Avec Nino, on se lance des "Je t'aime" à tire-larigot. La légende urbaine voudrait que multiplier le "Je t'aime" serait le galvauder. Il fut un temps où je l'aurais cru, où l'engrenage d'une preuve d'amour quotidienne, et à heure fixe, me poussait à prononcer des mots insensés, des mots pas pensés. Aujourd'hui je te dirais que le secret de l'amour-toujours réside peut être, quand même, quelque part par là! Que prononcer "Je t'aime", à haute voix, quand celui ci est au bord des lèvres est la plus saine expression de l'amour. Ce sont les mots les plus riches et les plus doux. Pourquoi se créer une espèce de garde fou? Pour se protéger de quoi? Si l'amoureux s'en va, la douleur n'en sera pas moins forte d'avoir retenu ce feu d'artifice au fond de soi...

Je suis intimement persuadée que le "Je t'aime" impulsif et désordonné ne pourra pas se déprécier. Autant de cadeaux que d'instants volés, autant d'intentions qui combleront l'être aimé. Ne soyez pas avares de "Je t'aime" mais ne le dites pas si l'envie n'y est pas. Il doit sortir parce qu'il vous brule la gorge d'être emprisonné là, il doit sortir parce qu'à cet instant, la seule chose qui compte c'est ça!

L'amour ne doit pas vous enchainer à des rituels sans suspens et sans saveurs, il doit rester libre. Vous devez rester libre. Donnez de l'amour, gardez votre coeur. L'amour est un flux qui peut se donner sans retour, sans coeur on meurt. Gardez toujours cette image en tête. Ne soyez jamais le captif de quelqu'un d'autre. Vous n'appartenez qu'à vous même.

Je vous souhaite de recevoir de vos amoureu(ses)x une multitude d'attentions toute l'année ♥

Le titre de ce billet? C'est une private joke que ceux qui me connaissent bien sauront déchiffrer sans peine. Je suis de ceux qui gravent leur peau pour ne pas oublier, sur la mienne je grave sans cesse la liberté.





#KeurSurVous


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dimanche 5 février 2017

Je t'emmène skier? [une journée de forfait pour deux à gagner]

Parce que je m'inquiète pour toi mon petit chat, pour ces prochaines vacances j'ai envie de t'offrir un peu de prévention et beaucoup de sensations.

Je suis une quiche en ski. Je n'y connais absolument rien car je n'ai jamais vraiment eu l'occasion d'en pratiquer. Du coup, je regarde ça avec des yeux d'enfants, j'ai super envie mais un peu la trouille aussi. Les Domaines skiables de France ont mis en place il y a quelques années tout un plan de communication à l'adresse des familles pour expliquer simplement et rapidement les quelques règles à respecter sur les pistes pour passer de bonnes vacances, en tout sécurité.


Il s'agit d'une petite série de vidéos très courtes, très colorées et compréhensibles par tous puisqu'il n'y a pas de dialogues. Les messages sont visuels, drôles et vont à l'essentiel. Un petit extra terrestre violet un peu foufou fait exactement tout ce qu'il ne faut pas faire... l'ado sympa, branché et stylé qui l'accompagne lui explique les règles de sécurité et de conduite à tenir sur les pistes. Des petites choses qui pourraient paraitre évidentes mais qui sont toujours bonnes à rappeler.

Pour que les messages soient compris et pour remercier les personnes qui y prêteront attention, pour leur sécurité, celle de leurs enfants et pour les autres, les Domaines Skiables de France s'associent au blog pour offrir à l'un d'entre vous un forfait d'une journée pour deux personnes sur les stations partenaires suivantes:

* Savoie
 * Haute-Savoie
* Isère
* Drôme
* Pyrénées
* Alpes du sud
* Vosges


Pour participer, rien de plus simple: regarde les vidéos de Skizzz, (en voilà quelques unes mais tu en trouveras d'autres sur Youtube) et réponds au petit questionnaire ci-dessous. Tu as jusqu'au diamche 12 février 2017 à minuit pour jouer!











  

Bonne chance à tous et bonnes vacances!

Faites attention à vous! #KeurSurVous ♥



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vendredi 20 janvier 2017

Les mamans du lundi

Il y a des mamans du lundi qui ont le cœur lourd, les yeux humides et l'âme étourdie. Ces mamans du lundi, tu les croises peut être à l'école, à la crèche ou à la garderie. Ces mamans du lundi ont le bonjour timide, le regard fuyant et le pas rapide. Ces mamans du lundi ne s'attardent pas, elles remontent vite dans leur voiture, elle s'enfuient sans se retourner, ce soir personne ne les croisera.

Non, elles ne sont pas malpolies quand elles ne répondent pas à vos cordiales salutations. Elles ont peut être l’esprit ailleurs, à se demander si elles n'ont rien oublié. Elles ont sûrement l'oreille attentive aux sons de la cour de récré, aux rires, aux cris des enfants qui s'amenuisent à chaque foulée . Elles ont certainement trop de larmes à ravaler, la gorge nouée et le désir de garder encore un peu de dignité.

Non, elles ne sont pas soupe au lait, elles n'ont pas la gueule de bois, elles ne sont pas mal baisées, elles n'ont pas leurs ragnagnas. Elles ne savent juste pas quoi répondre aux collègues et à leurs lancinants "ça va?". Elles sont juste écœurées par le traditionnel "comme un lundi" qui sonne comme le glas.

Un sourire forcé, une réponse à moitié, une phrase maladroite, une fausse politesse, c'est ce qu'au mieux vous obtiendrez. Le temps que la vie autour reprenne lentement son rythme, que leurs yeux quittent un instant les sourires figés sur leur fond d'écran, que leurs mains abandonnent les bibelots multicolores restés dans les poches de leur manteau, que leur nez se plonge dans l'odeur d'un bon café, que dans leur tête arrêtent de résonner inlassablement ces petites voix qui les appellent "maman".

Demain ça ira mieux, aujourd'hui je fais ce que je peux, vivement le lundi heureux...



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